La mue d’un Akita dure trois semaines : brosse, bain et aspirateur

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Un Akita en pleine mue perd en trois semaines ce qu’un autre chien perd en plusieurs mois étalés. Ce n’est pas un problème de peau, c’est le fonctionnement normal d’une race équipée d’un double pelage taillé pour les hivers japonais.

Un sous-poil qui se renouvelle deux fois par an

La robe de l’Akita se compose d’un sous-poil dense, isolant, et d’un poil de couverture plus rêche qui le protège de l’humidité. Ce sous-poil se renouvelle intégralement au printemps et à l’automne, en réaction au changement de durée du jour plutôt qu’à la seule température extérieure. Pendant cette période, des touffes entières se détachent au moindre passage de la main, bien plus que lors du reste de l’année.

Un chien vivant principalement en intérieur chauffé peut connaître une mue moins nette, plus étalée, car les repères de luminosité naturelle lui parviennent moins clairement. Cela ne dispense pas du brossage régulier, seulement le calendrier devient moins prévisible.

La femelle connaît en outre parfois une mue plus marquée après des chaleurs, sous l’effet des variations hormonales qui accompagnent le cycle. Ce phénomène, distinct de la mue saisonnière classique, se résout avec le même brossage assidu et ne justifie pas d’inquiétude particulière tant que le pelage repousse ensuite de façon homogène sur l’ensemble du corps.

Le brossage, geste quotidien pendant la mue

Pendant les trois semaines de mue active, un brossage quotidien limite considérablement la quantité de poils qui finit sur les canapés et les vêtements. Une brosse à sous-poil, type carde ou peigne à dents longues, retire l’excédent en profondeur, alors qu’une simple brosse lisse ne travaille qu’en surface et laisse le sous-poil mort s’accumuler contre la peau.

  • Brosser à sec, jamais sur un poil humide qui s’emmêle davantage.
  • Travailler dans le sens du poil, par petites sections, en insistant sur l’arrière-train et la culotte.
  • Prévoir un espace extérieur ou une bâche : la quantité de sous-poil retiré surprend souvent les nouveaux maîtres.

Le bain, utile mais pas systématique

Un bain tiède en tout début de mue aide à décoller le sous-poil mort avant le brossage, mais des bains trop fréquents fragilisent le film protecteur de la peau et peuvent au contraire favoriser les irritations. Un à deux bains par mue suffisent généralement, complétés par un séchage soigné qui évite l’humidité stagnante propice aux problèmes cutanés.

Le séchage mérite d’ailleurs autant d’attention que le bain lui-même : un sous-poil resté humide en profondeur retient l’humidité contre la peau pendant des heures, un terrain favorable aux dermites chez un chien déjà sujet à la mue. Un séchage à la serviette suivi d’un temps au repos dans une pièce tempérée, loin des courants d’air, complète utilement l’opération sans recourir systématiquement à un sèche-poil bruyant que tous les chiens ne tolèrent pas.

Alimentation, peau et poil ne se séparent jamais

Un pelage terne ou une mue anormalement longue en dehors des périodes habituelles méritent un avis vétérinaire, car ils traduisent parfois une carence ou un déséquilibre alimentaire plutôt qu’un simple aléa saisonnier. La qualité de la peau dépend directement des apports en acides gras et en protéines de l’alimentation, un point que l’Ordre national des vétérinaires rappelle régulièrement dans ses recommandations de suivi nutritionnel canin.

Pour l’aspirateur, mieux vaut multiplier les passages courts pendant les trois semaines critiques que d’attendre un grand nettoyage hebdomadaire : le sous-poil s’incruste vite dans les textiles et les tapis, et une literie régulièrement lavée limite aussi les irritations cutanées liées à l’accumulation de poils morts contre la peau du chien, un entretien à intégrer à la routine décrite dans notre rubrique Chiens de Race pour bien anticiper les besoins propres à cette race avant l’adoption.


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